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Réflexion sur le penser et le sentir

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Réflexion sur le penser et le sentir

Réflexion sur le penser et le sentir

                                                      Réflexion sur le penser et le sentir   

 

 

 

Ce qui semble le plus aisé à ébranler chez un enfant,c'est la confiance en soi,j'entends par confiance en soi la confiance que l'enfant sent,ce qu'il commence à apprendre de la vie passe par la relation,le discours des parents,des adultes qui sont ses premiers maîtres. Le jeune enfant écoute ce que l'autre dit et cette écoute prend le pas sur ce qu'il sent,ressent au niveau des vibrations internes .

Petit,pour construire ,élaborer ses propres références,il ne peut pas faire autrement que de s'appuyer sur celles des autres:parents adultes.

Nous commençons notre vie par imiter avant de nous appuyer sur notre créativité,notre propre pensée. Tant que nous ne savons pas comment faire nous faisons comme.Tant que nous ne savons pas quoi penser nous pensons comme.Mais à un moment donné nous devons nous poser la question,prendre du recul à nos actions et se dire pourquoi nous le faisons.

Savoir se juger est une capacité qui s'apprend doucement et qui se développe par un « va et vient permanent » entre ce que nous croyons et ce que nous apprenons de nos expériences de vie .Cela nous fait grandir et la grandeur de notre cerveau est là aussi pour nous apporter une solution.

Ce qui est évident c'est de nous laisser aller vers la facilité d'une croyance acquise que de mettre en route,en exergue notre esprit critique.Nous devons échapper à la raideur,rudesse des habitudes d'esprit formatées au contact des expériences familières. L’esprit critique n'est pas bien vu par les systèmes dominants comme l'expliquait Bachelard.De la même façon que nos relations avec les autres se situent dans des conflits entre dominants et dominés.Il existe des pensées dominantes et des pensées soumises,nous ne devons pas nous laisser séduire,apprivoiser par une pensée influente,car la vérité n'est propriété d'aucune pensée.La pensée d’aucun humain-homme ou femme-ne doit se substituer à la notre.La pensée dominante n'est pas à rejeter mais elle n'est pas à endosser non plus.Elle contribue à jalonner nos découvertes.Elle est une référence pour la construction de notre pensée,mais nous ne devons pas nous laisser assujettir par une pensée dominante.

La pensée Freudienne s'est développée sur une pensée dominante,la pierre d'achoppement de cette pensée rude,c'est que son auteur exige une grande soumission de notre pensée à la sienne.Ce qui veut dire que la pensée extérieure est tout d'abord une pensée subjective qui a refusé de se critiquer elle même.

Le Freudisme est la généralisation d'une pensée subjective,celle-ci n'est ni fausse ni juste.Elle est la pensée d'un seul et en l’occurrence elle veut s'imposer comme système universel.Elle s'impose par sa forme,son crédit,par la suggestion et la force de persuasion de son auteur.Le premier qui a été le résistant le plus opiniâtre à la séduction de la pensée Freudienne,a été Férenczy. Il connaît à quel point un être humain est influençable et suggestible.Il s'est également opposé de façon vigoureuse,énergétique à la pratique de la suggestion et de l'hypnose en psychanalyse.Il a également insisté sur le sentiment de conviction sur lequel chacun de nous doit s'appuyer pour instituer sa propre vérité.La conviction n'est pas autre que personnelle mais elle a cette clarté de résonner d'une manière toute particulière pour celui qui la possède.Elle représente son adhésion a une vérité bâtie sur une expérience émotionnelle résonnante qui s'impose à sa pensée comme une évidence.La différence entre conviction et croyance,c'est cette assise émotionnelle que seule l'émotion procure,peut produire en nous qui fait qu'elle lui appartient maintenant et personne ne pourra l'en détourner car celle-ci fait partie intégrante de sa chair.

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