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Être bien dans son ventre

Être bien dans son ventre

La digestion : c’est bien souvent le cœur de la consultation de naturopathie, et si le trouble qui nous amène à consulter n’est pas le ventre, il est très fréquent que la digestion en soit une des causes.

Lourdeurs, ballonnements, remontées acides, transit trop rapide ou trop lent, ce sont des symptômes qui alertent sur une digestion qui mérite d’être chouchoutée.

Pour bien digérer, il y a plusieurs dimensions à prendre en compte :

  • Comprendre les mécanismes physiologiques
  • Adopter une alimentation biologique humaine
  • Prendre conscience de l’environnement dans lequel nous nous alimentons
  • Déjouer les enjeux émotionnels liés à notre alimentation.

Le chemin de la digestion

D’un point de vue physiologique, il existe plusieurs étapes pour permettre une digestion harmonieuse. La première, qui est souvent oubliée, est celle de la mastication. En effet, l’estomac n’ayant pas de dents, il est important de bien mâcher pour découper les aliments en petit morceaux et casser les fibres. Si cette étape est oubliée, nous pourrons retrouver des fermentations ou putréfactions dans l’intestin et donc des ballonnements. C’est également dans la bouche que la digestion chimique débute grâce aux enzymes digestives.

L’estomac est le lieu de la digestion des protéines dans un milieu acide. Des mauvaises associations  alimentaires entraînent un temps de passage allongé dans l’estomac qui pourra se caractériser par des remontées acides, une fatigue après le repas, un transit récalcitrant.

L’intestin grêle est le lieu de la digestion des graisses grâce à la bile, et des amidons grâce à l’insuline et aux enzymes digestives. Si nous apportons trop de sucre dans notre alimentation et que nous sur-sollicitons la production d’insuline, cela peut entraîner une hypoglycémie réactionnelle quelques heures après la prise alimentaire (souvent appelé le petit creux de 11h). Cela est dû à une présence en trop grande quantité d’insuline qui entraîne une baisse du taux de sucre dans le sang.

Le colon contient une grande part de notre flore intestinale (ou microbiote) qui va se nourrir des résidus de notre alimentation. Il existe 2 types de flore : une flore de fermentation qui se nourrit de sucre et cellulose et une flore de putréfaction qui se nourrit de protéines. S’il y a une surcharge de ces éléments, notre flore va elle aussi se déséquilibrer. Cela va se traduire, encore, par des ballonnements, des gaz intestinaux, un transit capricieux (trop lent ou trop rapide)…

Une alimentation biologique humaine pour bien digérer

La priorité pour retrouver une digestion plus sereine est d’aller vers une alimentation brute, de saison, non transformée. Les produits industriels, constitués d’un trop grand nombre d’ingrédients, et chargés d’additifs, vont en effet produire une inflammation de la paroi intestinale. Ils sont en outre pauvres en nutriments nécessaires au fonctionnement de notre organisme.

Il faut donc privilégier :

  • les fruits frais en dehors des repas qui faciliteront le transit
  • les légumes frais, de saison, pour apporter vitamines, minéraux et fibres
  • des céréales semi-complètes ou complètes pour leurs minéraux
  • des huiles végétales biologiques de première pression à froid pour leurs précieux acides gras insaturés
  • des protéines de qualités : œufs, petits poissons gras, viande blanche
  • une eau peu minéralisée à boire en dehors des repas

Il est important d’apporter une part de cru dans votre alimentation, notamment en début de repas. En effet, nous y trouvons des enzymes digestives, des vitamines et minéraux qui sont détruits à la chaleur.

L’environnement propice à une bonne digestion

Pour bien digérer, notre corps a besoin de calme et de repos.

Au moment de passer à table, une des premières questions à se poser est « ai-je vraiment faim, ou ai-je envie de manger ? ». Bien souvent nous mangeons par habitude, parce que c’est l’heure… Bien qu’il soit difficile de se détacher de cette organisation, il est bon de se poser la question pour en prendre conscience. Mettre en place des repos digestifs, en évitant les grignotages, en décalant l’heure du repas, permet au corps de terminer la digestion du repas précédant avant d’entamer la suivante.

Il est également important de prendre ses repas dans le calme, en conscience, en bonne compagnie.

Nos émotions et la digestion

Nos émotions ont également leur  part dans notre digestion. Tout d’abord il n’est pas rare qu’elles nous fassent manger. Le sucre est utilisé bien souvent pour nous consoler, nous rassurer. C’est tout un processus et un cheminement pour modifier ces habitudes, et en prendre conscience est déjà le premier pas.

Nos émotions peuvent également nous « tordre le ventre », nous pouvons avoir « un poids sur l’estomac », nous pouvons vivre un évènement « qui ne passe pas »… Toutes nos émotions ont un lien avec notre digestion. De nombreux blocages au niveau du ventre sont liés à nos émotions. Prendre le temps de se poser des questions, de faire son état des lieux est important dans la prise en charge d’une meilleure digestion.

 

Pour prendre en compte ces différentes dimensions lorsqu’on souffre d’une digestion difficile, il est important de se faire accompagner. Un naturopathe cherchera la cause première de vos maux et prendra en compte les dimensions multifactorielles de vos symptômes. Une consultation en naturopathie vous permettra de mettre en place une hygiène de vie adaptée à votre problématique, à votre fonctionnement et à votre quotidien.

 

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